Remettre un logement en état entre la sortie et la relocation
Chaque semaine de vacance coûte un loyer. Nous remettons en peinture les logements libérés sur la base de l’état des lieux de sortie, avec un chiffrage par pièce qui distingue l’usure normale des dégradations.
Chiffrer ce chantier
En bref
- Point de départ
- État des lieux de sortie comparé à l’entrée
- Devis
- Ventilé par pièce, vétusté et dégradations séparées
- Produits
- Impression bloquante, acrylique lessivable A+
- Commande
- À l’unité ou sur bons de commande pour un parc
La remise en état après départ du locataire commence par l’état des lieux de sortie : nous le confrontons à l’état d’entrée pour isoler ce qui relève de la vétusté, à la charge du bailleur, et ce qui relève de dégradations imputables au locataire. Le devis est ventilé pièce par pièce, ce qui facilite la justification d’une retenue sur le dépôt de garantie. Sur place, nous lessivons, rebouchons, appliquons une impression bloquante sur les taches de nicotine ou d’humidité, puis deux couches lessivables. Pour un bailleur qui gère un parc, nous travaillons sur bons de commande. Le cadre général de nos interventions pour les propriétaires institutionnels est présenté sur la page bailleurs et collectivités.
Le support et son état
Un logement qui se libère après plusieurs années d’occupation présente presque toujours les mêmes désordres, plus ou moins prononcés. Le parc francilien ajoute ses spécificités : papiers peints superposés dans l’ancien, plaques de plâtre fatiguées dans les résidences récentes, menuiseries bois peintes à la glycéro dans les immeubles d’avant les années quatre-vingt.
- Trous de chevilles, d’étagères et de fixations de télévision
- Murs jaunis par le tabac, taches de graisse en cuisine
- Moisissures en salle de bains et dans les angles froids
- Papier peint décollé ou peint plusieurs fois
- Portes et plinthes rayées, poignées encrassées
Dans un logement construit avant 1949, le constat de risque d’exposition au plomb signale les peintures anciennes à surveiller : nous en tenons compte avant tout ponçage.
Le procédé, étape par étape
- 01Lecture des états
Comparaison de l’état des lieux d’entrée et de sortie, photos à l’appui, pour distinguer vétusté et dégradations locatives.
- 02Devis par pièce
Chiffrage ventilé par pièce et par ouvrage, utilisable par le gestionnaire pour justifier une éventuelle retenue sur dépôt de garantie.
- 03Préparation des murs
Lessivage, traitement fongicide, rebouchage, dépose des papiers instables et impression bloquante sur les taches tenaces.
- 04Finitions lessivables
Deux couches acryliques A+, produits pour pièces humides en cuisine et salle d’eau, laque sur portes et plinthes.
- 05Restitution des clés
Nettoyage de fin de chantier, photos du logement fini et procès-verbal de réception remis au gestionnaire.
Le logement est vide, ce qui permet de travailler vite et proprement : protection des sols et des équipements, puis enchaînement des pièces sans contrainte d’occupation.
- Lessivage de toutes les surfaces, dégraissage renforcé en cuisine
- Traitement fongicide des zones moisies, recherche de la cause avec le gestionnaire
- Rebouchage, ponçage, dépose des papiers peints instables
- Impression bloquante sur nicotine, auréoles et taches d’humidité
- Deux couches de finition, laque sur boiseries et portes
Une moisissure récurrente signale souvent une ventilation insuffisante : nous la signalons au bailleur, car la peinture seule ne réglera pas le problème.
Les produits et les normes
Les murs reçoivent une acrylique en phase aqueuse classée A+ pour les émissions de COV, velours dans les pièces sèches, satinée ou spéciale pièces humides en cuisine et salle d’eau, pour des surfaces que le prochain occupant pourra lessiver. Les taches de nicotine et d’humidité exigent une impression bloquante, sans laquelle elles ressortent à travers la finition. Boiseries et portes passent à la laque alkyde en phase aqueuse, compatible avec les anciennes glycéros après égrenage et primaire d’accrochage.
Le niveau de finition suit le NF DTU 59.1, généralement l’état B pour un logement locatif. Nous harmonisons les teintes à l’échelle du parc : une référence unique simplifie les retouches à chaque rotation.
Durée, budget, garanties
La durée dépend de la surface et de l’état, et surtout de notre capacité à intervenir dès la remise des clés. Nous ne publions pas de prix par logement faute de source fiable ; les chantiers pour bailleurs se situent sur un panier médian de 20 000 à 65 000 €, qui recouvre souvent un lot de logements ou des parties communes. Nos repères de prix pour les parties communes sont sur la page coût d’une remise en peinture de parties communes.
Garantie de parfait achèvement d’un an à la réception de chaque logement. Pour le parc social, voir aussi la page logement social ; pour les commandes publiques, la page marchés publics.
Questions
Le bailleur peut-il facturer la peinture au locataire sortant ?
Seulement pour les dégradations qui lui sont imputables, pas pour l’usure normale liée au temps. Le gestionnaire compare l’état des lieux d’entrée et de sortie et justifie la retenue par un devis ou une facture. Une grille de vétusté, quand le bail en prévoit une, aide à fixer la part de chacun.
Pourquoi une impression bloquante sur les murs jaunis ?
La nicotine et les auréoles d’humidité migrent à travers une peinture acrylique ordinaire : la tache réapparaît après quelques jours, même sous deux couches. L’impression bloquante isole ces taches avant la finition. C’est une ligne à vérifier sur un devis de remise en état, car son absence explique beaucoup de reprises.
Faut-il repeindre tout le logement à chaque rotation ?
Pas nécessairement. Une pièce en bon état se contente parfois de retouches si la teinte de référence est connue et le produit identique. D’où l’intérêt d’une teinte unique sur le parc et d’un relevé des produits employés. Le devis par pièce permet au gestionnaire d’arbitrer ligne par ligne.
Travaillez-vous sur bons de commande pour un parc de logements ?
Oui. Pour un bailleur qui gère des rotations régulières, un bordereau de prix unitaires par ouvrage et par pièce permet de commander chaque logement sans nouveau devis. Le gestionnaire émet le bon de commande à la libération des lieux et réceptionne logement par logement.