Ce que coûte la remise en peinture des parties communes d’un immeuble
Un chantier de parties communes se chiffre sur métré, surface par surface, et non au forfait. Voici les repères de prix réellement mesurés en Île-de-France, ce qui les fait bouger et la façon de lire un devis avant l’assemblée.

Repères de prix pour la peinture des parties communes en Île-de-France
| Ouvrage | Repère de prix | Nature du repère |
|---|---|---|
| Chantier de parties communes (ensemble) | 13 500 € | panier médian par chantier |
| Cage d’escalier | 3 000 à 5 000 € | par étage |
| Cage d’escalier de trois étages | 9 500 à 17 500 € | pour la cage entière |
| Hall d’entrée | sur métré | au m² de murs et plafonds, décors en sus |
| Couloirs et paliers | sur métré | au m² et au mètre linéaire de plinthes |
| Sous-sols et caves | sur métré | au m², selon l’état des maçonneries |
Source : Veille tarifaire Île-de-France, septembre 2026 (dossier stratégique RenoPeinture)
En Île-de-France, le panier médian d’un chantier de peinture des parties communes s’établit à 13 500 €. Le seul repère unitaire sourcé concerne la cage d’escalier : 3 000 à 5 000 € par étage, soit 9 500 à 17 500 € pour une cage de trois étages. Pour le hall, les couloirs, les paliers et les sous-sols, le prix se fixe sur métré, parce qu’il dépend de l’état des supports, des décors à préserver et des contraintes d’un immeuble habité. Un devis sérieux détaille les préparations (lessivage, rebouchage, ratissage, entoilage), le système de peinture et l’état de finition visé selon le NF DTU 59.1. Pour un chiffrage adapté à votre immeuble, consultez notre page peinture des parties communes ou lancez l’estimateur de budget.
Ce qui fait varier le prix
L’état réel des supports
Un mur sain se lessive et s’égrène. Un mur fissuré, cloqué ou farinant demande grattage, rebouchage, ratissage, parfois entoilage en toile de verre. Ces préparations pèsent souvent plus que la finition elle-même et expliquent l’essentiel des écarts entre deux devis.
La hauteur et la configuration
Un vide de cage important impose un échafaudage roulant ou un plancher de travail dans la trémie. Les paliers étroits, les volées tournantes et les plafonds hauts ralentissent chaque passe et augmentent le temps de protection.
Les décors à préserver
Staff, corniches, faux marbre, soubassements en bois mouluré : sur le bâti haussmannien, ces éléments se traitent à la main, sans empâter les profils. Ils sortent du prix au m² et forment des lignes distinctes du devis.
Les diagnostics avant travaux
Pour un immeuble construit avant le 1er janvier 1949, le constat de risque d’exposition au plomb des parties communes conditionne le mode de décapage. Le repérage amiante avant travaux s’ajoute lorsque le permis date d’avant le 1er juillet 1997.
L’immeuble reste habité
Les résidents passent pendant tout le chantier. Protections des sols et des rampes, phasage par demi-cage, balisage et nettoyage quotidien ont un coût qu’un devis honnête chiffre au lieu de le passer sous silence.
Le devis-type, ligne par ligne
| Poste | Ce que couvre la ligne | Unité |
|---|---|---|
| 01 Installation et protections | Bâchage des sols, protection des rampes, boîtes aux lettres, portes palières et appareillages électriques | forfait |
| 02 Lessivage et grattage | Dégraissage des murs, grattage des parties non adhérentes, égrenage | m² |
| 03 Rebouchage et ratissage | Reprise des fissures et épaufrures, enduit de ratissage pour un état de finition B ou A | m² |
| 04 Entoilage | Pose de toile de verre sur les zones faïencées ou microfissurées | m² |
| 05 Impression des murs | Primaire adapté au support (plâtre, enduit ancien, peinture existante) | m² |
| 06 Finition des murs | Peinture de finition lessivable, teinte et brillance validées sur échantillon | m² |
| 07 Plafonds et sous-faces | Préparation et mise en peinture des plafonds, sous-faces de volées | m² |
| 08 Boiseries et plinthes | Égrenage, impression et laque sur plinthes, huisseries et portes de service | ml |
| 09 Nettoyage et repli | Dépose des protections, nettoyage de fin de chantier, évacuation des déchets | forfait |
Comment lire la fourchette
Le panier médian de 13 500 € décrit un chantier typique de parties communes francilien, pas le vôtre. Il sert à situer un devis : très en dessous, vérifiez ce qui manque (préparations, plafonds, boiseries) ; très au-dessus, cherchez les décors, les hauteurs ou les reprises lourdes qui le justifient.
Le prix par étage de cage est le seul repère unitaire fiable. Pour le reste, exigez un métré : une ligne au m² sans surface mesurée ne permet aucune comparaison. Notre devis commenté ligne par ligne montre la forme attendue, et la page consacrée à la cage d’escalier détaille le calcul par niveau.
Ce que le devis doit contenir
- Un métré par zone : hall, cage, paliers, sous-sols, avec surfaces de murs et de plafonds séparées.
- L’état de finition visé au sens du NF DTU 59.1 (A, B ou C) : il fixe le niveau de préparation.
- Le système de peinture nommé, avec la classe d’émission de COV des produits intérieurs.
- Les mesures liées au plomb ou à l’amiante quand les diagnostics les imposent.
- Le phasage en site occupé et les modalités de nettoyage.
- Les conditions de réception et la retenue de garantie éventuelle.
Du devis au vote en AG
La remise en peinture des parties communes est un travail d’entretien voté à la majorité de l’article 24. Les conditions essentielles des devis doivent être notifiées avec la convocation. La répartition suit les tantièmes de parties communes : le guide qui paie la peinture détaille les cas particuliers.
Questions sur le prix
Peut-on obtenir un prix au m² pour les parties communes ?
Aucun prix au m² sourcé ne s’applique à tous les immeubles. Le prix unitaire dépend du support, de la hauteur et des préparations. Nous chiffrons sur métré, et le détail de la prestation précise ce que couvre chaque ligne.
Quel taux de TVA s’applique aux travaux de peinture en copropriété ?
Le taux dépend de la nature des travaux et de l’usage des locaux (habitation ou non, ancienneté de l’immeuble). Il se vérifie sur le devis, qui doit l’indiquer ligne par ligne ou en pied de document.
Le fonds de travaux peut-il financer la peinture ?
Seulement dans les cas prévus par l’article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965 : le fonds de travaux finance les travaux prévus au plan pluriannuel de travaux adopté et, sur vote de l’assemblée, ceux qui, hors plan, sont nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble, à la santé et à la sécurité des occupants ou aux économies d’énergie. Une peinture inscrite au plan adopté peut y puiser ; hors plan, un rafraîchissement se finance par appel de fonds.
Faut-il plusieurs devis ?
L’assemblée fixe le montant à partir duquel la mise en concurrence est obligatoire (article 21). Au-delà de ce seuil, le syndic présente plusieurs offres comparables, sur un même métré.
Le bailleur peut-il récupérer ce coût sur son locataire ?
Non : la remise en peinture des parties communes ne figure pas dans la liste des charges récupérables du décret du 26 août 1987. Elle reste à la charge du propriétaire bailleur.